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Père Pedro, les collines du courage

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Récits et témoignages

Père Pedro ou les collines du courage

Denise Gault

Editions Albin Michel - Paroles vives
L'oeuvre d'un prêtre lazariste auprès des pauvres à Madagascar.

Père Pedro, ou, Les collines du courage - Denise GaultAkamasoa est une grosse association fondée en 1989 à Tananarive par un prêtre argentin, le Père Pedro. Il est préoccupé alors par les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les plus pauvres parmi les pauvres de la société, victimes des "4 Mi" -alcoolisme, drogue, prostitution, violence - (mots qui commencent par la même syllabe "Mi" en langue malgache) et vivent de la mendicité et de la vente de déchets récupérés dans les tonnes d'ordures qui polluent la capitale.

Le Père Pedro va s'attacher à leur redonner leur dignité et à les réhabiliter socialement. Son action est simple, sur le principe, et passe par le travail, un logis, la sortie de l'alcool, et de la violence. Il a commencé au campement d'Ambohimahitsy, à l'extérieur de Tananarive, où l'on parquait les "4Mi" qu'on avait évacués du centre-ville. Peu à peu, l'endroit est devenu un village, rebaptisé Manantenasoa (espoir). Fin 1991, Akamasoa regroupait déjà 430 familles dans cinq villages; fin 1992, on était passé à 750. En 1995, 13000 personnes dont 6000 enfants étaient concernés.

Le financement de l'organisation est basé sur l'aide étrangère (Unicef, coopérations française et suisse, Eglise allemande, Union Européenne...). Le personnel d'encadrement (instituteurs, assistants sociaux...) est malgache, à l'exception de deux coopérants français et du Père Pedro. Les enfants sont scolarisés jusqu'en 6e, et même au-delà, la principale difficulté étant souvent de convaincre les parents et leurs enfants de renoncer aux revenus tirés de la récupération des déchets.

Les principales activités des adultes sont le travail à la carrière de granit et la fabrication de compost pour les femmes. Dans les centres, ce sont les "4Mi" eux-mêmes qui construisent leurs maisons. Un village, regroupant d'anciens ruraux et vivant de l'agriculture, a été créé à 60km de Tananarive. Les femmes étant les plus nombreuses à chercher refuge avec leurs enfants à Akamasoa, il existe un programme artisanal concernant 500 femmes. Elles font de la broderie, du crochet et des cartes postales avec appliques de broderies, du tissage et tressage de raphia et de sisal. L'organisation les fait travailler, même en l'absence de commandes.

L'association Akamasoa du père Pedro




Broché - 185 pages
29 mars 1994

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haut de la page Last update : 12/04/2006